Université : Suppression des tutorats d’accompagnement en Licence I

L’Union Générale des Étudiants dénonce la suite de l’austérité libérale à l’université et réclame la démission d’Alain Bonin …

Dans un communiqué de presse, l’Union Générale des Étudiants de Dijon, membre de la fédération Solidaires étudiants indique que les derniers conseils d’Unité de Formation et de Recherche (UFR) en Sciences Humaines, en Droit, etc… ont décidé de la suppressions des tutorats d’accompagnement. Ceux-ci suivent les étudiants de licence 1 (L1) tout au long de l’année et leurs apportent une aide dans l’assimilation des méthodes de travail disciplinaire. Leurs suppressions intervient dans un contexte de coupes budgétaires politiques et répétées ayant touché l’université de Bourgogne-Franche-Comté dans son ensemble. Selon les étudiants, l’absence de ce soutien aggravera les difficiles conditions d’études des étudiants et favorisera la hausse des taux d’échecs en L1. Ce dernier point étant déjà utilisé pour justifier une sélection à l’entrée de l’université fait remarquer le syndicat avant d’ajouter : « Cette volonté venant d’en haut à pour but et conséquence de rendre l’enseignement supérieur et la recherche encore moins accessible et davantage élitiste ».

L’Union Générale des Étudiants de Dijon, ainsi qu’un grand nombre d’étudiants et d’enseignants pointent du doigt une nouvelle attaque contre les missions fondamentales de l’université de la part du gouvernement et de la présidence de celle-ci : « Nous soulignons la volonté affirmée de la présidence de mettre en difficulté les étudiants tout en poussant à la suppression des filières jugées insuffisamment « rentables », comme les Lettres classiques ».

Le syndicat étudiant demande donc la restauration des tutorats d’accompagnement, la réintégration des filières supprimées, la revalorisation des maquettes et la conservation des missions universitaires.

Pour ce faire, le syndicat indique que la priorité doit-être mise sur les formations et dénonce certains choix budgétaires avant de demander, comme ils indiquent l’avoir déjà fait par le passé, la démission du président Alain Bonnin et la dissolution du Conseil d’Administration.

En outre, le syndicat dit s’attendre à de nouvelles mesures libérales dès la rentrée et indique qu’il fera son possible pour « continuer à produire une critique pertinente contre les agissements gouvernementaux et administratifs ».

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