La République En Marche se dote de statuts

Avec ces statuts, la République En Marche tire les leçons des erreurs des partis politiques traditionnels…

À l’occasion de la première convention de La République En Marche organisée le 8 juillet dernier, le mouvement a présenté les grandes lignes du projet de ses nouveaux statuts. Conformément au calendrier annoncé, le texte officiel, disponible sur le site internet du mouvement, a été communiqué dimanche 16 juillet aux adhérents et sera soumis au vote des 270 000 adhérents membres avant le 9 avril 2017. Il s’agira d’un scrutin par voie électronique qui se déroulera entre le 23 et le 30 juillet dont le résultat sera connu le 1er août. Les nouvelles instances seront constituées et se réuniront à l’automne.

Ce projet de statuts a été enrichi des propositions et avis des adhérents recueillis dans le cadre d’une consultation qui a enregistré plus de 2 500 contributions indique-t’on du côté de La République En Marche.

Du côté du mouvement du Président de la République on indique qu’à travers ces statuts, La République En Marche veut tirer les leçons des erreurs des partis politiques traditionnels qui, dans leur fonctionnement, ont souvent éloigné les Français de la vie politique. Ils réaffirment la promesse initiale d’En Marche : celle de servir un mouvement politique ouvert, vivant, collectif, citoyen et paritaire. La République En Marche sera le seul mouvement en France à compter au sein de sa principale instance nationale – le Conseil – 25% d’adhérents non élus. La société civile sera associée au mouvement et institutionnalisée au sein du bureau exécutif : 10 membres sur 30 n’auront pas de mandat électif.

Les statuts réaffirment la dynamique profondément locale et collective du mouvement en consacrant les comités locaux comme l’échelon fondamental du mouvement et en affirmant leur autonomie d’organisation. Les référents assurent l’ancrage territorial de La République En Marche. Il n’existe pas de structure intermédiaire, fédération ou section, comme souvent dans les partis classiques, pour éviter la constitution de baronnies locales.

Le projet de statuts confirme les grands principes qui ont fondé la création du mouvement en rupture avec les structures partisanes traditionnelles. Le principe de la gratuité d’adhésion est réaffirmé. Afin d’accompagner la recomposition politique en cours, les statuts laissent la possibilité aux adhérents du mouvement d’être membres d’un autre parti politique dès lors que ce dernier porte les valeurs républicaines.

La parité entre les femmes et les hommes guide l’accès aux responsabilités au sein de La République En Marche et aux mandats électifs. Les statuts limitent dans le temps et en nombre les mandats. C’est une garantie forte pour limiter les phénomènes de baronnie et pour favoriser le renouvellement au sein du mouvement. Au-delà des remontées d’informations quotidiennes qui animent la vie du mouvement, les statuts institutionnalisent des mécanismes de consultation, interpellation, participation des adhérents auprès des instances nationales.

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