Nouvelle mobilisation du Collectif de soutien aux demandeurs d’asile et migrants

Rassemblement pour le droit aux études pour tous et pour pas d’enfants à la rue…

Droit aux études pour tous

Au total cinq rassemblements ont déjà eu lieu à Dijon pour refuser l'expulsion de lycéens étrangers.

Personnels des lycées, parents et élèves se sont mobilisés pour défendre leurs élèves ou leurs camarades. Il s'agissait tantôt de jeunes dont toute la famille était menacée d'expulsion du territoire français, tantôt de mineurs qui étaient arrivés isolés en France et qui avaient dans un premier temps été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance.

Le collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants ne comprends pas comment des jeunes, confiés aux enseignants par l'institution elle-même, soient du jour au lendemain menacés de tout perdre en plein milieu de leurs études !

Plusieurs audiences en préfecture ont eu lieu pour défendre les cas de ces jeunes avec des enseignants, élèves, parents et militants associatifs. Malgré cela, des jeunes restent sans solution et menacés d'expulsion, pour d'autres, particulièrement là où il y a eu mobilisation, des avancées ont été possibles.

Mais, pour plusieurs élèves dont toute la famille était sous le coup d'une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), un chantage choquant a été mis en place par la préfecture : l'élève devenu majeur aurait le droit à une carte de séjour pour études à condition que sa famille quitte le territoire. Ainsi, on demande à de jeunes adultes de faire pression sur leurs propres parents pour qu'ils retournent dans un pays qu'ils ont quitté et ce malgré les dangers qui les ont poussés à le fuir initialement. Comment peut-on vouloir faire peser sur des jeunes un tel poids moral, les opposer à leurs parents, frères ou sœurs ? Comment vivraient-ils leur responsabilité s'il arrivait malheur aux leurs ? Questionnent les militants du collectif avant de poursuivre :

« Il est grand temps que les jeunes scolarisés en France puissent finir leurs études sans passer leur temps à subir des pressions administratives, à avoir peur de l'arrestation, sans être sans cesse sous la menace d'une perte de logement ou de ressource liée à une OQTF sans avoir à craindre le passage dans la clandestinité…

C'est pourquoi nous demandons l'accès à un titre de séjour pour tous les jeunes que nous défendons depuis le début de la mobilisation ».

Les élus EELV solidaires

Les élus d’Europe Écologie – Les Verts de la Mairie de Dijon, Catherine Hervieu, Stéphanie Modde, Patrice Château, Sandrine Hily, Frédéric Faverjon et Christine Durnerin, expriment leur solidarité auprès des jeunes élèves étrangers du lycée du Castel en lien avec le mouvement de solidarité créé depuis plusieurs mois demandant leur régularisation. Les élus EELV s’inquiètent du silence de la Préfecture face à leur situation et celle de leur famille et dénoncent le chantage qu'elle exerce en proposant la séparation des parents d'avec leurs enfants : « nous soutenons l’action des élèves, des enseignants et des parents d'élèves du Castel qui promeuvent ainsi la fraternité et l'égalité, fondements de notre République. En effet, la situation n'est humainement pas tenable alors que depuis deux ans, le lycée Le Castel accueille des élèves étrangers confiés par le rectorat, dans une classe de primo­arrivants dite UPEAA (unité pédagogique d'élèves allophones arrivants). L’Etat doit alors pouvoir s’appuyer dans les choix du Rectorat et offrir une scolarité à ces élèves dans des conditions sereines. C'est pourquoi les élus EELV soutiennent les demandes du collectif du lycée du Castel pour l’octroi du titre de séjour sans condition, pour que tous ces élèves mènent leur scolarité à leur fin ».

Pas d'enfants à la rue

Depuis plusieurs années, l'action du Collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants a permis d'obtenir la mise en place d'un abri de nuit pour les familles avec enfants, quelle que soit leur situation administrative, pour éviter qu'ils ne se retrouvent à la rue et pour qu'il n'y ait pas d'expulsion de leur logement sans, au moins, une mise à l'abri la nuit. Cela vient d'être remis en cause. Une famille avec de jeunes enfants, dont la mère est malade, a été expulsée sans solution explique le collectif. Pour ses membres, « Des enfants mis à la rue, c'est la négation des droits les plus élémentaires, c'est une mise en danger réelle ». Face aux protestations du collectif, il a été répondu à ses membres que la mise à l'abri ne serait plus garantie au-delà de l'âge de quatre ans.

Rassemblement devant la préfecture le 5 juillet 18h

Face à toutes ces atteintes graves au droit à l'éducation et au droit à la sécurité, le collectif appelle à venir massivement se rassembler devant la préfecture de Dijon ce 5 juillet à 18h00 :

« Nous voulons que soit respecte le droit aux etudes pour tous les jeunes, un titre de sejour sans chantage sur les familles. Nous refusons qu'il y ait des enfants a la rue ».

Le Collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants est composé des organisations suivantes : ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière /AFRANE/ AGIRabcd 21/Amis de la Confédération Paysanne/ Amnesty International Dijon /Association des Paralysés de France/ ATTAC 21 / ATMF Dijon / CFDT 21 / CGT 21 / Club Unesco Dijon / CCFD Terre Solidaire / CLCV / CNT 21 /Confédération Paysanne/ CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / FCPE / FSU 21 / LVN personnalistes et citoyens / Ligue des Droits de l’Homme / MAN /Mouvement de la Paix/ MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 / SAF /SNES FSU/ SOS Refoulement / SOS racisme / Solidaires / Solidarité afghane / UJFP / Tends la Main / Urgence Solidaire.

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