Les réactions politiques en Côte d’Or au gouvernement d’Édouard Philippe

Le secrétaire général de l’Élysée a dévoilé ce mercredi après-midi le nom de tous les membres du gouvernement…

Après la nomination d'Edouard Philippe mardi, le secrétaire général de l'Elysée a annoncé la composition du gouvernement. Voici donc les premiers ministres du quinquennat d'Emmanuel Macron :

Gérard Collomb, ministre (d'Etat) de l'Intérieur.

Nicolas Hulot, ministre (d'Etat) de la Transition écologique et solidaire.

François Bayrou, ministre (d'Etat) de la Justice.

Sylvie Goulard, ministre des Armées.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires.

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie.

Laura Flessel, ministre des Sports.

Marielle de Sarnez, ministre délégué aux Affaires européennes auprès de Jean-Yves Le Drian.

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

Françoise Nyssen, ministre de la Culture.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education.

Murielle Pénicaud, ministre du Travail.

Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation.

Annick Girardin, ministre des Outre-Mers.

Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique chargé des Transports.

 

Par ailleurs, quatre secrétaires d'État ont été nommés :

Christophe Castaner, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement et Porte-parole du gouvernement.

Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargé des Personnes handicapées.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État chargé du Numérique.

 

Alain Suguenot : « On voulait voir Florence, on a vu Vierzon »

Le gouvernement d'Edouard Philippe a été dévoilé cet après-midi. Et le moins que l'on puisse dire est qu'on est loin des annonces et promesses du candidat Macron !

Je tiens d'abord à rappeler qu'il s'agit d'un gouvernement provisoire jusqu'à ce que les Français choisissent la majorité qu'ils souhaitent lors des élections législatives des 11 et 18 juin. Il s'agira d'un choix pour sortir du flou, du reniement, d’une politique fiscale confiscatoire qui plombe les ménages français.

Quant aux nominations de cet après-midi, je remarque déjà que l'on nous annonçait un gouvernement resserré de 15 ministres. Il y en a 23 avec le Premier ministre.

Je voudrais aussi signaler à quel point le rajeunissement, la parité et le renouvellement de la classe politique, axe majeur de la campagne de M. Macron, partent en fumée. François Bayrou, Murielle de Sarnez, Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire, Edouard Philippe, Gérard Collomb… combien de mandats électifs cumulent ces personnalités, qui ne répondent ainsi pas à une autre des promesses d'Emmanuel Macron de ne nommer aucun ministre ayant déjà exercé.

Après l’Elysée des jeunes énarques, on se retrouve avec un gouvernement de compromis, d'élus ayant déjà exercé maintes et maintes fois, qui cherche à faire plaisir à tout le monde et qui, comme souvent dans de pareils cas, n'a pas de direction claire, avec des hommes aux ambitions contradictoires, notamment sur le nucléaire avec le Premier ministre, passé par un groupe phare en ce domaine, et Nicolas Hulot, qui s'est probablement dit que c'était là sa dernière chance d'intégrer un poste à responsabilités.

Quant à la « parité », tellement annoncée, s'il y a effectivement autant d'hommes que de femmes, on s'aperçoit que les postes clés sont majoritairement dévolus à des hommes.

Les « marcheurs » doivent, quant à eux, être sacrément déçus, ne récoltant que très peu de postes, Emmanuel Macron ayant privilégié des « noms » plutôt que des fidèles.

Enfin, je regrette, bien évidemment, les redditions de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin qui nous avaient, pour ce dernier notamment, habitué à ce genre de manœuvres, ayant déjà quitté Nicolas Sarkozy pour finalement revenir, puis repartir… Tout ceci n'est qu'opportunisme.

Le tout dirigé par un Premier ministre, passé par le Parti socialiste avant d'intégrer les Républicains et qui revient donc, en quelque sorte, au bercail.

Il faudra autre chose que ces tractations démagogiques si l'on souhaite sécuriser, redresser la France et lui redonner le rang qu'elle mérite !

 

Alain Suguenot

Député-maire de Beaune

 

François Sauvadet : « Un Gouvernement-casting qui porte en lui tous les ingrédients de la division »

L'annonce de la composition du premier Gouvernement d'Emmanuel Macron, cet après-midi, appelle de ma part plusieurs réflexions.

On nous avait vendu une recomposition politique. On se retrouve avec un gouvernement-casting et de communication, composé de 11 femmes et de 11 hommes.

D'abord, Edouard Philippe, le nouveau Premier ministre, a le même parcours qu'Emmanuel Macron, Sciences Po et ENA. Aucun des deux n'a l'expérience pour diriger un pays.

Mais que retenir de ce Gouvernement ? L'image est belle, le scénario se veut symbolique mais cette équipe porte en elle tous les ingrédients de la division.

La confrontation au réel de ses membres sera difficile. Nicolas Hulot, homme de qualité, nommé ministre d'Etat en charge de la Transition écologique, en est la parfaite illustration. Il y aura une nécessité de clarification, notamment sur l'avenir du nucléaire pour ce partisan de la décroissance.

Gérard Collomb, nouveau ministre de l'Intérieur ? Je ne connaissais pas le sénateur-maire de Lyon spécialiste de la sécurité. Alors que notre pays vit sous la menace du terrorisme, il est ainsi curieux de mettre Place Beauvau un novice en matière de sécurité intérieure.

Le débauchage de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin s'apparente également à une manœuvre politique. Les deux hommes apparaissent bien esseulés. Je crains qu'ils ne servent finalement que de faire-valoir au nouveau Président.

Il sera par ailleurs intéressant d'écouter Bruno Le Maire défendre le projet d'augmentation de la CSG voulu par Emmanuel Macron alors qu'il était le seul candidat à la primaire de la droite et du centre à proposer sa diminution.

Débauchage ne veut pas dire recomposition. Je souligne d'ailleurs que le Gouvernement ne compte aucun UDI. Et plus de MoDem que de LR.

Je note également que François Bayrou, lui-même nommé ministre d'Etat, ministre de la Justice, avait dit qu'il resterait maire de Pau. Il a réussi à imposer sa plus proche collaboratrice au Gouvernement, Marielle de Sarnez. Le même Bayrou qui nous avait juré qu'il n'y avait eu aucune négociation d'appareil, en février dernier, quand il s'était rangé derrière Emmanuel Macron.

J'attends avec impatience de voir comment François Bayrou, ministre de la Justice, va défendre le projet de loi de moralisation politique. Va-t-il lui-même se mettre en conformité avec la règle de non-cumul voulue par le Chef de l'Etat en démissionnant de la mairie de Pau ? Et Jean-Yves Le Drian va-t-il quitter la Présidence du Conseil régional de Bretagne ?

Enfin, en tant qu'ancien ministre de la Fonction publique, je regrette que les 5,3 millions de fonctionnaires ne disposent pas d'un ministère de plein exercice. De même, en tant que Président de Conseil départemental, en charge des solidarités, je ne peux que déplorer l'absence d'un ministère dédié à nos aînés et aux 15 millions de retraités.

Ce premier Gouvernement d'Emmanuel Macron est donc un amalgame de personnalités disparates sans véritable liant, qui risquent d'afficher leurs limites quand elles seront confrontées au réel.

Selon moi, ce gouvernement est clairement en CDD. Un CDD que j'espère le plus court possible. La période d'essai prendra fin lundi 19 juin.

Je suis en effet persuadé qu'au soir du dimanche 18 juin, la droite et le centre disposeront d'une majorité à l'Assemblée nationale. Je le souhaite. Il sera alors temps pour François Baroin de composer un Gouvernement de cohérence susceptible de mettre en place une politique pour redresser le pays.

D'ici là, j'invite tous mes amis de la droite et du centre à garder leur sang-froid. L'heure n'est pas au débauchage ni au marchandage mais à la campagne.

La campagne législative doit nous permettre de faire la pédagogie de notre projet. Un projet réaliste, efficace et ambitieux pour notre pays.

A la fin, dimanche 18 juin, les Français jugeront.

 

La France Insoumise de Côte d’Or : « Le Président de la République veut déclarer une guerre sociale. Avec les élections législatives, nous pouvons la gagner ! »

Le suspens a pris fin… à l’heure ! La clarté est enfin de mise. Le Medef peut être rassuré, son projet est en marche. Malgré l’apparence de la nouveauté, le Président de la République montre que son entreprise est d’abord un recyclage de vieux caciques et de jeunes loups aux dents longues.

Beaucoup d’électeurs de gauche doivent aujourd’hui se sentir trahis, eux qui avaient porté leurs suffrages sur Emmanuel Macron pour éviter le retour de la droite au pouvoir. Avec l’équipe ministérielle, elle est là ! Avec ce gouvernement technocratique, le président du Medef doit sauter de joie ! La destruction du code du travail par ordonnance, la soumission à l’Europe libérale, l’austérité économique ou encore la destruction du lien social ne peuvent être l’horizon que l’on donne à notre peuple.

Tous ceux pour qui le progrès n’est pas synonyme de brutalité et d’égoïsme doivent barrer la route aux projets gouvernementaux. Il est de notre devoir d’opposer une force cohérente qui défende les intérêts de tous ceux qui refusent la mainmise des puissants sur notre pays. À chaque fois qu’il tentera de détruire ce qui fait la force de notre nation, le gouvernement Macron/Philippe trouvera toujours face à lui la France Insoumise.

Le programme « l’Avenir en Commun », porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle est aujourd’hui plus que jamais le seul qui réponde aux aspirations de notre pays. Défendu par les candidats France Insoumise aux élections législatives, ce programme s’appliquera si les français nous donnent la majorité à l’Assemblée Nationale. Nous imposerons à Emmanuel Macron une cohabitation en mettant dehors tous ceux qui composent l’actuel gouvernement. Plus que jamais, nous appelons les personnes qui refusent la politique du « chacun pour soi » et qui veulent une politique républicaine, sociale et écologique à envoyer un maximum de députés insoumis à l’Assemblée Nationale. C’est le moyen le plus rapide pour bloquer efficacement le gouvernement d’Emmanuel Macron et imposer la politique sociale et écologique dont notre pays a besoin.

La France Insoumise de Côte d’Or

 

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