Grève à France Bleu ce 18 mai : l’ADN de la radio en jeu

Les personnels veulent ainsi réagir à la décision de la direction de bouleverser les matinales et enterrer la rédaction nationale…

Personne n’était au courant de ce qui se tramait au sein de la direction nationale de France Bleu jusqu’à l’envoi en catastrophe d’un courriel général annonçant l'arrivée sur l’antenne de Jean-Luc Reichmann après une fuite de l'info sur un site d'actu médias.

La direction désire supprimer les journaux nationaux de 7h30 et 8h30 pour en confier la réalisation à chacune des 44 rédactions locales. Selon le Syndicat National des Journalistes (SNJ), de nouveaux postes à Paris pourraient ainsi être supprimés.

Jean-Luc Reichmann se verrait confier la tranche horaire de 8h45 à 9h25. Une émission nationale devrait également faire son apparition la tranche 14/16.

Pour l’intersyndicale (CFDT, CGT, SNFORT, SNJ, Sud, Unsa), « à moyens constants, après les baisses de ces dernières années, cette politique condamnera la grande majorité des locales à sacrifier les journaux du soir, des chroniques ou reportages, et/ou le web. Dans le même temps, elle dévalorise les stations et les équipes.

En tentant de faire d'une vedette « vue à la TV » le visage de France Bleu, alors que des talents de la chaine sont remerciés en 2mn30, la direction s'apprête à répéter l'erreur déjà commise plusieurs fois ».

et réclame donc :

– Le respect des particularismes de chaque locale qui est l’ADN du réseau : avec des populations, des cultures et des moyens différents, toutes ne peuvent pas avoir la même grille.

– Pour la rédaction nationale de France Bleu, les moyens et la ligne éditoriale qui correspondent à son rôle naturel de complément des 44 locales.

– Un arrêt des mesures d'économie imposées au réseau.

Pour cela l’intersyndicale a déposé un préavis de grève pour ce jeudi 18 mai 2017 de 0h00 à minuit.

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