Député et maire, c’est bientôt fini pour Alain Suguenot

Loi sur le non cumul des mandats oblige, le député-maire de Beaune ne se présentera pas à sa succession…

En vertu de la loi organique et de la loi ordinaire promulguées le 14 février 2014, à compter des prochaines élections législatives des 3 et 17 juin prochains, les parlementaires ne pourront conserver qu’un mandat local et pas dans l’exécutif. Ces textes visent à corriger une pratique qui fait de la France une exception en Europe. En 2012, 476 députés sur 577 (82%) et 267 sénateurs sur 348 (77%) exerçaient au moins un autre mandat électif alors que chez nos voisins européens, la proportion d’élus en situation de cumul ne dépasse pas 20%.

Une disposition législative critiquée par le député-maire de Beaune : « La loi sur le soi-disant non cumul des mandats […] va priver à terme nos campagnes et nos villes de l’expérience des élus locaux au profit d’une caste toujours plus parisienne qui sera désignée proportionnellement, comme le promet M.Macron, par les états-majors politiques, même s’ils prennent de nouvelles appellations ».

Alain Suguenot, maire Les Républicains de Beaune depuis 1995 et à l’Assemblée nationale une première fois de 1993 à 1997, puis depuis 2002, a annoncé mercredi soir à Ladoix-Serrigny lors de la réunion de lancement de la campagne pour les législatives qu’il ne briguera pas un nouveau mandat préférant se consacrer à sa ville. C’est son suppléant, Hubert Poullot qui sera candidat, Alain Suguenot prenant la place de suppléant : « Mais j’ai aussi décidé de mener cette campagne législative, aux côtés de cet ami fidèle Hubert Poullot, dans ce duo éternel du rat des villes et du rat des champs » […] « Le mousse devient Capitaine, mais le Capitaine ne quitte pas le navire » […] « Je vous propose donc une double candidature, un titulaire un suppléant, 2 pour le prix d’1
Je serai le bénévole, toujours à l’écoute, Hubert sera ma voix, notre voix dans l’Hémicycle
 ».

En attendant, Alain Suguenot indique dans un communiqué de presse qu’il votera pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle « sans donner de leçon à qui que ce soit ».

Néanmoins comme ce fut le cas il y a 5 ans avec François Hollande, Alain Suguenot craint « que soit élu un candidat par défaut qui ne porte pas le projet clair et précis dont le pays a pourtant besoin ».

Alain Suguenot persiste à penser que « le seul programme efficace pour notre pays était porté par François Fillon, malheureusement écarté au premier tour ».

Alain Suguenot appelle à corriger l’élection présidentielle en emportant les élections législatives : « Ainsi, nous pourrons mettre en œuvre une politique volontaire de redressement dans un climat serein et apaisé ».

 

Crédit photo : Facebook Alain Suguenot – Tous droits réservés.

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