Une parcelle de Colza détruite par des « faucheurs volontaires d’OGM »

Une centaine de manifestants anti-OGM ont détruit ce samedi matin une parcelle de Colza à Villy-le-Moutier en Côte-d'Or…

Une centaine de « faucheurs volontaires d’OGM » ont détruit ce samedi matin, à Villy-le-Moutier (au sud-est de la Côte-d'Or entre Beaune et Seurre), une plateforme d'essai de colza appartenant au groupe allemand KWS parce que la variété de colza cultivée serait, d’après les militants, « rendue tolérante aux herbicides par mutagenèse, une technique clairement définie comme produisant des OGM, mais exemptée des règles concernant les OGM ». Une accusation rejetée par KWS qui dénonce du « pur vandalisme ». La Fédération Française des Producteurs d’Oléagineux et de Protéagineux, association spécialisée de la FNSEA représentant 100.000 producteurs d'oléagineux et de protéagineux condamne également cet acte.

Les plantes mutées sont « des organismes dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». À ce titre elles sont donc considérées comme des OGM. Mais la directive européenne 2001/18 qui donne la définition d’un OGM a explicitement exclu ces plantes de son champ d’application. Concrètement, dans l’Union européenne, aucune évaluation, étiquetage ou traçabilité n’est imposée aux plantes mutées. D’où le terme d’OGM « caché ». En France, plusieurs variétés de tournesol et de colza, rendues tolérantes à des herbicides par mutagénèse, sont cultivées en champs.

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