Dijon : feu vert pour les cinémas dans la Cité internationale de la gastronomie et du vin

Les deux projets de cinéma de la future Cité de la gastronomie ont été validés par en commission nationale…

En octobre dernier, la Commission Départementale d'Aménagement Cinématographique (CDAC) rejetait le projet baptisé « Ciné Ducs » qui prévoyait la création de 9 salles (1 500 places) de cinéma « grand public » porté par par le groupe Ciné Alpes, possédant le Cap Vert et le Devosge, au cœur de la future Cité de la Gastronomie. Dans le même temps, la commission autorisait le projet « Supernova » (4 salles et 600 places), porté par les salariés de l'Eldorado. Ce 17 mars, la commission nationale d’aménagement cinématographique (CNAC) vient de contredire la commission départementale en autorisant les deux projets. Un dossier que François REBSAMEN, maire de Dijon et président du Grand Dijon, est allé défendre en personne devant à Paris, accompagné de François DESEILLE, adjoint en charge du projet de la Cité de la gastronomie.

« Cet équipement fera partie intégrante de la Cité internationale de la gastronomie et du vin, projet de grande envergure qui attirera aussi bien les habitants que les touristes », se réjouit François REBSAMEN ; « L’ouverture de ce complexe permettra d’éteindre une bonne fois pour toutes les velléités de tel ou tel de créer un établissement en périphérie, ce qui déstabiliserait gravement l’équilibre de l’offre au détriment du centre-ville. Elle apportera en outre aux spectateurs un niveau de confort, une accessibilité totale et une qualité de service qui n’existent pas dans les salles actuelles de la Ville. Une offre digne d’une des 13 capitales régionales françaises. »

Pour la ville de Dijon, les deux cinémas vont contribuer à la vocation culturelle et pédagogique de la Cité au cœur d’une ville qui consacre un quart de son budget à la culture. « C’est la juste reconnaissance des qualités d’un projet cinématographique original, unique en son genre en France », se félicite François REBSAMEN.

Le premier vice-président du Conseil départemental, François-Xavier DUGOURD qui s’est depuis de nombreux mois mobilisé pour l’avenir des cinémas dans le centre-ville et qui avait voté contre le projet « Ciné Ducs » lors de la CDAC estime que cette décision est contradictoire avec la décision de cette même CNAC qui avait rejeté en 2014 la création d’un Multiplexe à Chenôve, estimant que l’agglomération dijonnaise était suréquipée en cinémas.

Alors que pour la municipalité, l’accord de la CNAC conforte un projet majeur pour l’avenir, le rayonnement et l’attractivité de Dijon, pour le conseiller départemental de Dijon I c'est une une bien mauvaise nouvelle pour le centre ville de Dijon, pour ses commerces, pour son attractivité : « Je ne peux pas me résoudre à voir la place Darcy sans cinéma… » indique-t’il sur facebook.

Pour François DESEILLE et Christine MARTIN adjointe au maire chargée de la culture de l’animation et des festivals, l’étude de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, obligatoire avant tout nouveau projet cinématographique, expose clairement que la fermeture du cinéma Devosge, simultanée à l’ouverture de la Cité de la gastronomie, produira un report de spectateurs vers le Darcy et donc une augmentation prévisionnelle de 6% du nombre de spectateurs mais laissent sous silence les conséquences pour le cinéma Olympia. Dans un communiqué de presse, les deux élus s’en prennent à Sylvie MASSU, propriétaire des cinémas Darcy et Olympia : « Nous nous posons la question : Madame Massu n’est-elle pas tout simplement en train, pour des raisons personnelles et politiciennes, d’organiser la fermeture du cinéma Darcy sous prétexte de la Cité de la gastronomie ? Mais la mauvaise foi a ses limites ».

Nous voyons que la cité de la gastronomie et les cinémas du centre-ville n'ont pas fini d'alimenter la chronique locale.

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