L’association « Au fil Des Réseaux » opposée à la fin de la gratuité des transports scolaires

Maintenir la gratuité des transports scolaires tout en luttant contre « inscriptions de confort »…

Selon L’Est républicain du 1er février, Michel NEUGNOT, le 1er vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, en charge des transports, a indiqué le 30 janvier dernier devant les élus de la Communauté d’agglomération de Vesoul que la gratuité des transports scolaires, promesse de campagne de Marie-Guite DUFAY, serait abandonnée. « Il y aura une participation demandée aux familles via le ticket modérateur (…) En fait, les familles vont payer des frais de dossier. C’est une somme payée annuellement, qui va permettre à l’élève d’être enregistré et de bénéficier d’un titre de transport ».

Dans un communiqué de presse, l’association d’usagers des transports dijonnais « Au fil des réseaux » exprime son incompréhension face à la décision de la région Bourgogne-Franche-Comté d’introduire des frais de dossiers d’un montant qui pourrait atteindre 120€ annuels pour l’inscription et la prise en charge des usagers des transports scolaires.

Lutter contre les « inscriptions de confort »

Toutefois, l’association a bien noté que la région souhaitait lutter ainsi contre les « inscriptions de confort », inscriptions émanant de personnes dont les enfants n’empruntent finalement que très peu les transports scolaires mais qui profitent de la gratuité pour se réserver une place « au cas où ». Selon l’association, ces inscriptions de confort entraînent des surcapacités (donc des surcoûts) et surtout, pénalisent les usagers réels, qui se retrouvent parfois dans l’incapacité de s’inscrire car les autocars sont occupés par des utilisateurs fantômes.

Face à ce phénomène, l’association Au fil des réseaux a, à cœur de proposer une solution alternative : « Il faut à tout prix maintenir la gratuité des transports scolaires, mais, pour lutter contre les utilisateurs fantômes, comme le souhaite Michel NEUGNOT à la région Bourgogne Franche-Comté, il pourrait être envisagé de pénaliser financièrement les utilisateurs s’inscrivant au service de transport scolaire et ne l’utilisant pas ».

Pour l’association, « cette solution permettrait de maintenir une gratuité de transport vers l’école de la République, gratuite et obligatoire, tout en luttant efficacement contre la surcapacité engendrée par les inscriptions de confort ».
 

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