Violences à l’AG du GIP du futur parc national des forêts de Champagne et Bourgogne

Lundi soir, des agriculteurs armés de tronçonneuses ont violemment agressé l’ancien président du GIP  du futur parc.

Ce lundi soir, des agriculteurs et d’autres personnes opposées au projet actuel du futur parc national des forêts de Champagne et Bourgogne, armés de pancartes et de tronçonneuses, ont empêché la tenue de l'assemblée générale du groupement d'intérêt public (GIP) du futur parc qui devait se tenir à Montigny-sur-Aube.

Plusieurs membres du GIP ont été bousculés, insultés et même agressés de façon délibérée. Ainsi une maire d’un village du Châtillonnais âgée de 80 ans a été jetée à terre et traitée de « collabo ». Guy DURANTET, l’ancien Président du GIP a reçu un violent coup à la tête par derrière. Une fois à terre, il a été soumis au vacarme de cornes de brume et de tronçonneuses. Une agression qui lui a valu de passer le reste de la soirée à l’hôpital. Au final Guy DURANTET souffre d’un traumatisme crânien avec commotion cérébrale, plusieurs plaies à la tête, une grande fragilité auditive et une véritable douleur psychologique.

Dans un communiqué de presse, le président actuel du GIP, Marcel JURIEN de la GRAVIERE, dénonce ces actes de violence qui ont eu lieu notamment sur la personne de son prédécesseur mais aussi le mépris pour la démocratie locale des manifestants qui ont souillé un bâtiment, bien public de 2 400 habitants de 16 communes du châtillonnais : « Opter pour l’agressivité plutôt qu’un mode de communication respectueux révèle désormais la faiblesse des arguments des opposants au projet ».

Le président du GIP affirme que le futur parc n'est pas un projet parisien et annonce qu’une nouvelle Assemblée générale se tiendra prochainement : « Ce sera toujours un lieu de débats, de décisions collectives et d’information ».

Il indique, par ailleurs, que le travail sur l’élaboration de la charte du parc se poursuit de façon constructive en associant étroitement les partenaires de travail (chasse, forêt, environnement, tourisme…) y compris les agriculteurs. Toujours selon le président du GIP, le calendrier fixé sera respecté pour proposer une première version de cette charte à la fin du premier semestre 2017.

Il précise en outre, que concernant le volet agricole, les agriculteurs travaillent en collaboration avec le Préfet coordonnateur et le GIP. Pour  Marcel JURIEN de la GRAVIERE, « le Parc national est à saisir comme un outil pour contribuer à faire vivre une agriculture innovante, diversifiée, de qualité et ancrée dans notre territoire », avant de conclure : « Respect des parties, écoute, dialogue valent mieux que violences sonores et physiques ».

Même indignation du côté de l’association « OUI AU PARC NATIONAL » : « L’association OUI AU PARC NATIONAL est indignée de la façon dont un petit groupe d’opposants fait régner la loi du plus fort  dans le cadre du projet de parc national lors des instances légales des travaux sur le parc, et ailleurs, en diffusant sans arrêt de la contre-information , purement mensongère, qui sert à raviver ou provoquer des peurs irrationnelles quant à la réalité d’un parc national ».

L’association s’étonne que ce groupe d’opposants déploie autant d’énergie et de malveillance sur un  projet de développement territorial et de préservation du patrimoine, alors que selon elle, « les vrais problèmes de l’agriculture sont à chercher ailleurs que dans un parc national ».

Tout comme le président du GIP, l’association condamne les violences verbales  physiques et matérielles  de ce lundi soir à Montigny-sur-Aube, tout en soulignant que l’État n’aurait pas laissé  passer de telles violences dans d’autres contextes.

L’association redit son attachement au travail démocratique qui est accompli quotidiennement au sein du GIP  et déclare se mobiliser et à travailler plus que jamais sur ce projet, qui est un projet pour tous.

Enfin, l’association invite les personnes, les organisations, associations élus, et aussi les simples citoyens, habitants,  qui savent que ce projet va fortement structurer le territoire et lui apporter enfin, la reconnaissance qu’il mérite, à l’écrire à la presse, aux autorités, au GIP…, « dans le respect de l’autre et dans la bienséance » : « Faites savoir que vous souhaitez voir le parc se réaliser,  faites savoir que vous réprouvez  les méthodes  violentes de certains opposants ».

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