Un Faucheur Volontaire d’OGM renvoyé devant le tribunal correctionnel

Ayant refusé ce mardi la composition pénale pour laquelle il était convoqué, l’affaire est donc renvoyée devant le tribunal correctionnel.

Jean-Marc CONVERS, militant bien connu dans le milieu de l’agriculture biologique mais aussi de la lutte contre le nucléaire, était convoqué ce mardi après-midi pour une composition pénale qu’il a refusé car ça aurait été reconnaître les faits qui lui sont reprochés alors qu’il estime être un lanceur d’alerte.

La justice lui reproche d’avoir participé au fauchage par 67 Faucheurs Volontaires de trois parcelles d’essai de colza OGM VrTH à Darois, Marsannay-le-Bois et Fromenteau le 28 novembre dernier.

Revendiquant cette action non-violente, ils se sont rendus au siège de DIJON-CÉRÉALES où ils ont pu constater la présence d'énormes stocks d'herbicides de la firme BASF, spécifiques aux OGM VrTH : Cléranda et Cléravis.

Les Faucheurs Volontaires dénoncent le développement de ces cultures qu’ils qualifient « d’OGM cachés : variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) issues de mutagénèse ».

Ils demandent au gouvernement de mettre enfin en place un MORATOIRE sur ces cultures avant les prochains semis de tournesol au printemps 2017.

Ils disent être déterminés à poursuivre leurs actions de désobéissance civile, tant que ces semences de colza et de tournesol OGM resteront commercialisées.

Les Faucheurs Volontaires rappellent que :

  • la réglementation en vigueur permet encore la culture d'OGM (Organisme Génétiquement Modifié) en plein champ, malgré l'opposition d'une majorité de la population.

  • la culture d'OGM a pour but de déposer des brevets (privatiser le vivant) et de continuer à vendre et épandre des pesticides, produits toxiques pour l'homme et l'environnement.

  • ils dénoncent la justice expéditive à laquelle ils sont soumis. Ces lanceurs d'alerte refusent les prélèvements d'ADN car ils ne se considèrent pas comme délinquants mais agissent au nom du bien commun

Environ 70 militants s’étaient rassemblés ce mardi midi devant la Maison de la Justice et du Droit de l’agglomération dijonnaise à Chenôve pour soutenir leur camarade.

Jean-Marc CONVERS fait l’objet d’une nouvelle convocation le mardi 9 mai prochain à 8h30 devant le tribunal correctionnel de Dijon, cette fois pour refus de prélèvement ADN pour le fichier FNAG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), avant d’être convoqué en septembre prochain suite au refus de répondre à la composition pénale de ce jour.

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